Corbeau Blanc a trouvé la maison d’édition où faire son nid

Corbeau blanc éditions lollipop

Après avoir passé trois ans sur l’écriture de mon troisième projet, il était temps pour moi de lâcher Corbeau Blanc dans la nature. C’est à la fois grisant et terrifiant. On se sépare d’un morceau de soi pour le dévoiler aux autres, le soumettre à l’approbation des professionnels et s’il séduit, le céder. Je vous raconte les étapes par lesquelles je suis passée, de l’envoi de mon manuscrit jusqu’à la signature de mon contrat.

L’envoi de Corbeau Blanc aux éditeurs

Dès l’instant où j’ai mis un point final à mon manuscrit, les choses sont allées très vite. Avant même de réfléchir sérieusement à qui je devais l’adresser, j’avais repéré une nouvelle maison qui venait d’ouvrir ses portes; les Editions Lollipop. Je voulais tenter ma chance avant qu’elle ne ferme ses soumissions. J’ai zappé la fameuse règle “il faut d’abord viser les grandes maisons d’édition, si ça ne fonctionne pas, il faut tenter les moyennes et enfin, si vraiment ça veut pas, essayer en dernier ressort les petites“. Je me suis contentée de l’envoyer sans me poser davantage de questions.

Pendant un mois, j’ai poursuivi mes recherches. J’ai passé de nombreuses journées/soirées à dénicher des éditeurs, passer au crible leur ligne éditoriale et leur faire un envoi personnalisé selon les règles de l’art. Au total, j’ai sélectionné 32 éditeurs pour Corbeau blanc. Je venais de terminer mes envois et m’apprêtais à affronter cette longue traversée du désert que chaque auteur connaît : l’attente des réponses qui peut prendre des mois, sans nous garantir qu’une seule d’entre elles soit positive.

La première réponse positive

Le jour même, le premier retour est tombé. J’étais entre le rayon des chocolats et des boites de conserve quand l’éditrice des éditions Lollipop m’a envoyé “mais c’est quoi cette fin ?”. Juste ça, cette interrogation qui me bondissait dessus, pleine de surprise et de frustration. Une façon des plus spontanée et sincère pour me signifier qu’elle avait aimé mon manuscrit, tout, sauf la fin.

Quelqu’un de professionnel appréciait enfin mon travail. On reste con quand ça arrive. D’accord, il y avait un “mais”, cependant il ne m’étonnait pas dans la mesure où j’en avais déjà discuté avec ma bêta-lectrice (Elincya). Elle non plus n’adhérait pas à cette fin et j’avais déjà pensé à une proposition alternative dans le cas où celle-ci ne passerait pas.

Le vrai “oui” est arrivé plus tard, mais c’était déjà le début. Entre excitation, fierté et panique à bord. “MERDE, MERDE, MERDE.” Moi qui pensais être tranquille pendant au moins trois mois… Clairement, je n’étais pas prête. 31 réponses qu’il me restait. 31 possibilités et une seule concrète. Une chance et 31 espoirs. 

La prise de décision : accepter ou refuser ?

Il est difficile de prendre la décision de céder ou non ses droits. Encore plus lorsque les expériences précédentes n’ont pas été rose. J’avais déjà vécu des déboires et malgré mon choix de retourner dans le monde de l’édition plutôt que dans celui de l’auto-édition, je ne voulais pas me planter. Ce roman, j’y tiens et au risque de paraître prétentieuse, je crois en son potentiel.

Mon cerveau s’est retourné au moins mille fois dans ma boîte crânienne avant de prendre une décision. J’ai dû bassiner tous mes proches avec mes suppositions et mes projections. À chaque apéro, le sujet revenait sur le tapis et ça commençait à peu près toujours par “tu te rends compte ?” Parce que moi pas. 

Non, c’était trop facile. Et quand c’est trop facile, on se dit qu’il y a forcément baleine sous caillou. Alors on se met à fouiller tout scrupuleusement à la recherche de l’indice révélateur. Rien, nada, à part cette couleur rose bonbon qui n’arrivait qu’à m’attendrir.

Le seul moyen de savoir si je devais y aller ou pas, était de communiquer. Alors j’ai appelé l’éditrice et nous avons discuté pendant une heure. Une heure ! Elle a fait tomber les dominos de mes craintes les uns après les autres, en me confortant dans ma vision des choses et dans les siennes. À la fin de l’appel, ma décision était prise. Je me suis tout de même réservée quelques jours pour ne pas prendre de décision à chaud.

“Choisir, c’est renoncer” disait André Gide. Cette citation n’a jamais été aussi vraie qu’à ce moment-là. Adieu Gallimard, Flammarion et compagnie. Renoncer aux 31 possibilités. Même si l’un d’entre eux me disait “oui”, il serait trop tard. Foncer. Ne pas regretter.

Corbeau Blanc fait son nid aux éditions Lollipop

Et je l’ai fait. Après avoir inspiré un grand coup, j’ai signé ce contrat, apposé ma signature, paraphé les X pages pleinement consciente de ce que je faisais. J’ai décidé un vendredi 13 de saisir cette chance qu’on me proposait. Parce que parfois à trop attendre, à trop espérer ou à trop vouloir, on a rien du tout.

Ma philosophie a toujours été de saisir les opportunités. La vie m’a prouvée à plusieurs reprises que chaque chose impromptue et inconnue qui m’arrivait faisait partie de mon chemin de vie, même si ça fait peur. Parfois, la facilité ne veut rien dire d’autres que “ça y est ! C’est ton moment, alors saisie le !

Les qualités humaines de mon éditrice m’ont convaincue que je faisais le bon choix, le travail qu’elle fournit pour ses auteurs, la force qu’elle déploie et cette phrase qu’elle m’a dite de vive voix “je veux Corbeau Blanc”. Enfin, quelqu’un croit en moi. Ça n’a l’air de rien, pourtant c’est un sentiment puissant. Je me sens portée et c’était précisément ce dont j’avais besoin pour avancer.

Je me lance dans la grande aventure avec ce nouveau projet qu’il me tarde de vous dévoiler. J’espère que vous aimez les belles histoires d’amour avec de la poésie, une pointe de fantastique et un peu de philosophie, car Corbeau Blanc paraîtra courant 2020 !

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